Compagnie Rara Woulib

Spectacles

Bizangos

Opéra nocturne / déambulation
Création 2015 – vendredi 27 mai et samedi 28 mai 2016 / À l’occasion de Détours & printemps, week-end dédié à 3 créations, Bizangos est présenté vendredi 27 mai à 21h30 et samedi 28 mai à 21h30 à Marseille (lieu de départ révélé lors de la réservation). Sur réservation au 04 91 03 81 28 / accueil@lieuxpublics.com

« Dans des contextes particuliers, les hommes, dans leur grande majorité, sont capables du pire. »
Bizangos
interroge les relations de pouvoir au sein du groupe et la violence qui en découle. Le spectacle prend la forme d’un opéra choral nocturne, dans une composition qui prolonge la recherche de la compagnie autour des chants sacrés et des rituels, interprétés par dix-sept comédiens et un choeur de soixante-quinze amateurs. Une tragédie contemporaine résonnant puissamment dans la cité.

En tournée au festival Chalon dans la rue, Chalon-sur-Saône du 21 au 23 juillet ; à la Strada, Graz (Autriche) du 31 juillet au 2 août.
Direction artistique : Julien Marchaisseau
Auteur : Julien Marchaisseau
Scénographie : Adrien Maufay
Costumes : Anne-Sophie Boivin, Mafalda Da Camara, Jacqueline Hamilton
Arrangements des chants / direction de chorale : Alexandra Satger
Composition et arrangements musicaux : Julie Avril, Xavier Marguin, Vincent Salagnac
Conception sonore : Jérémy Perrouin
Construction : Adrien Maufay, Mathias Combes
Éclairages : Olivier Brun
Facteur d’instruments : Julien Tribout, Martin Bläse
Comédiens-Musiciens : Julie Avril, Anne-Sophie Boivin, César Bouteau, Olivier Boyer, Mireille  Brun, Jérémie Charras, France Davin, Pierrick De Salvert, Cyril Fayard, Donata  Lelleri, Xavier Marguin,  Pierre Mougne, Wilda Philippe, Vincent Salagnac, Alexandra Satger, Florent Thiollier, Julien Tribout
Production : Virginie Carter
Techniciens : Sébastien Castelain, Jérémy Perrouin, Adrien Maufay, Marianne Pibault, Olivier  Brun, Mathias  Combes,  Rémy Legeay
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Deblozay

Des ombres dansent à un carrefour, on sent leur présence derrière un mur, on entend leur rire au coin d’une rue. Lentement, elles s’emparent du béton, le rythme syncopé de leurs tambours et les mélodies enivrantes de leurs trompes nous transportent de l’autre côté.Deblozay (« désordre » en créole haïtien) est un cheminement à travers la mémoire de la ville et de ses habitants. Les Gédés, mystérieux revenants, ouvrent les portes du souvenir pour un retour des morts et des vivants vers un passé enterré…Objet théâtral hybride, Deblozay nous convie à la redécouverte des lieux oubliés de la ville et rend visible ce qui, au quotidien, reste invisible, dans un court intervalle de rêve. Au cours d’un voyage insolite vers une destination inconnue, Rara Woulib nous entraîne, à travers une épopée secrète, au cœur de la nuit, « dans une grande accolade des deux mondes ».
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 Bann a pye

Dans cette grande fête, Rara Woulib s’empare du bitume et entraîne la foule dans la folie de la transe collective au son du rara haïtien. Dans la lignée de cette tradition caribéenne, le cortège circule, de jour comme de nuit, charriant son lot de badauds, envahissant la ville de ses macabres présences et de ses sons étranges. Ces drôles de personnages oniriques, tantôt fiers et filous, tantôt fragiles et maladroits, proposent un jeu burlesque au public. Le rythme syncopé des tambours, les mélodies enivrantes de leurs drôles de trompes, le claquement des fouets, les ombres et lumières fardées par les artifices transforment le banal en rêve et transcendent le quotidien.

La compagnie

La Cie Rara Woulib axe sa démarche sur la création de formes théâtrales poétiques vivantes, qui prennent leur place autant au cœur de réflexions intimes que dans les grandes questions qui agitent le monde. Créer des rituels, les réimplanter dans le quotidien des gens et l’espace commun de vie. Intégrer des traditions d’ailleurs dans le quotidien d’ici, faire entrer leurs coutumes préservées et nos rituels perdus en résonance, questionner en faisant rencontrer des formes aussi diverses qu’universelles. Se saisir des paysages, communs ou à défricher, comme autant de surfaces nouvelles à explorer. Dessiner de nouveaux cheminements urbains, explorer la porosité de la ville.
Collectif pluridisciplinaire regroupant musiciens, comédiens, plasticiens, costumière, artificiers, constructeurs, Rara Woulib propose des interventions théâtrales et sonores dans des espaces divers (rues, places, parcs, forêts, souterrains…). Le rara haïtien, à l’origine de ce collectif en 2007, a évolué vers une forme théâtrale onirique qui se nourrit du bitume, des murs et de ses habitants. La création s’est enrichie au fil des rencontres, n’hésitant pas à circuler de manière transversale dans divers domaines artistiques, décloisonnant les arts tout en gardant la justesse et la singularité du projet. L’engagement de chacun des membres du collectif est le moteur du projet qui n’a cessé d’avancer depuis sa fondation. Engagement individuel pour porter le projet, engagement citoyen pour l’amener dans l’espace public, engagement de chacun dans un questionnement sur des sujets fondamentaux (la mémoire, le rapport à la mort, le corps dans l’espace urbain…). Habiter la nuit dans une liesse collective, désorienter le spectateur, le rendre fragile, sensible, à l’écoute jusqu’au lâcher prise, entre rêve et réalité. Bousculer les sens : musique entêtante, danse enfiévrée, parfum enivrant, perspectives déformées des ombres de la nuit, barrières intimes brisées par le contact des corps. Le public entrainé dans cette déambulation participe à la bascule d’une simple rencontre vers un grand bal qu’il anime.

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